lettre à mon papa

papa

salut mon petit papa d’amour,

avant toute chose, je tiens à dire que cet article n’est pas une lettre de colère envers un père manquant, non, loin de là. j’ai eu la chance de grandir avec ma maman, mon papa et mon beau-papa, trois personnes qui ont réussi du mieux qu’ils ont pu à m’élever et faire de moi la jeune femme que je suis et que je serai. m’enfin.

prise deux.

salut mon petit papa d’amour. oui, point. c’est pas que j’ai rien à dire, justement, j’en ai trop à dire et j’ai le coeur gros. gros comme il n’a jamais été gros auparavant. nous sommes le 27 novembre, cela ferait 23 ans que tu serais avec maman (ça fait pourtant 17 ans que vous vous êtes quittés) et je pense à toi. Ah, et aussi, vendredi, ça va faire trois mois que tu es parti. trois mois. TROIS MOIS. 90 jours. 13 semaines. 2,160 heures. une éternité depuis que la vie t’a arraché à moi. j’ai tellement de peine, j’ai toujours autant de misère à comprendre pourquoi la vie a été aussi injuste et cruelle. c’est l’enfer, papa.

malgré tout, je suis contente des dix-neuf années que j’ai passées à tes côtés. j’aurais tellement dû en profiter encore plus. j’aurais dû t’enlacer plus fort chaque fois, te dire que je t’aimais pour pas que tu doutes, comme tu l’as fait quand j’étais enfant. j’aurais dû écouter tes jokes plates et apprendre à connaître tout ce que tu aimes et écouter tes souvenirs et aller faire tes commissions avec toi plus souvent et arrêter souper plus souvent… mais papa, te voir comme ça a toujours été dur. la vie ne t’a pas épargné, papa. tu étais le plus fort, le meilleur. tu étais l’homme, la personne la plus courageuse que j’ai eu la chance de rencontrer dans ma vie, et imagine, tu étais mon père. tu t’es battu près de trente ans contre la Sclérose en Plaques, tu as eu la bactérie mangeuse de chair ET la C.difficile en même temps, et puis dans les dernières semaines de ta vie, tu t’es battu contre un cancer de la moelle osseuse ET une pneumonie, et tu t’es jamais plaint. pas une seule fois t’as baissé les bras. tu t’es battu jusqu’au bout, avec le sourire aux lèvres, tu as toujours cru que tu t’en sortirais, même si les chances étaient minces. mais tu sais quoi? c’est une attitude comme la tienne qui m’inspirent à me battre chaque jour de ma vie. j’ai tellement rien à me plaindre, quand j’ai mal au dos ou aux jambes ou à la tête, tandis que tu as souffert plus de la moitié de ta vie. j’aurais tellement pris de ta souffrance pour pouvoir l’alléger. tu l’aurais mérité x028372549853124. tu as mérité ton ciel plus que personne que j’ai connu, papa….

ton rire me manque. ta voix d’animateur radio (et tu en as déjà été un) me manque. ton eau de cologne me manque. tu avais une influence remarquable sur tous ceux qui t’entouraient. un vrai moulin à paroles. ta force me manque. j’aurais besoin d’un calin. que tu me dises que tout ça est un cauchemar, que c’est tout dans ma tête et que tu es véritablement toujours parmi nous. dis-moi que c’est pas vrai que tu ne seras pas là à Noël. ton absence est dure à combler, j’en reviens pas.

ton combat s’est terminé et au même moment, le mien a commencé. lui aussi, il durera aussi longtemps que je vivrai. perdre un parent, surtout lorsqu’on est jeune, est et restera toujours difficile. on est jamais prêt. et même si on l’est, on l’est pas. y’a tellement de choses que j’aurais voulu avoir le temps de faire, ou que j’aurais voulu dire, ou que j’aurais voulu revivre. j’ai eu le temps de rien faire. on devait aller voir De père en flic 2 au cinéma cet été, mais tu es entré à l’hôpital deux jours avant, sans plus jamais en sortir. tu avais tellement hâte. tu voulais tellement y’aller, et moi aussi, comme dans le temps. ça me brise le coeur. le regard que tu avais quand tu me regardais, quand le médecin nous parlait des traitements et de ton espérance de vie, pendant que j’essayais de mon mieux pour ne pas pleurer me brise aussi le coeur. et un mois plus tard, tu me disais je t’aime pour la dernière fois, avant de t’éteindre 27 heures plus tard. ensuite, j’ai vu ton corps blême et sans vie. j’suis incapable d’enlever cette image de ma tête. ça fait trop mal. mais le pire, c’est ce que j’ai réalisé dernièrement: tu étais présent lors de mon premier souffle, et j’étais absente lors de ton dernier. je m’en veux tellement. c’est impossible et injuste…

malgré toute la douleur, je suis reconnaissante envers l’univers de t’avoir eu dans ma vie. tu as fait du mieux que tu pouvais malgré la maladie. tu as toujours fait en sorte que je manquais de rien, que j’étais heureuse et que j’étais en santé. tu étais bon pour faire passer les autres en premier, ça oui. tous ces souvenirs sont et seront gravés dans ma mémoire jusqu’à ce que je vienne te rejoindre. merci papa. tu avais toujours les mots pour me faire oublier mes problèmes, ça faisait du bien.

mon coeur de petite fille aura toujours mal et cette même petite fille te cherchera toujours, partout dans ce monde si grand et si effrayant. je chercherai toujours un signe de ta présence auprès de moi. je sais que tu veilles sur moi, je le sens. merci du fond du coeur. je t’aime papa. je t’aime beaucoup.

on se reverra un jour.

merci pour tout,

ta fille unique

ta peanut

Maude

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Un message à l’anxieuse que je suis

Le regard des autres a toujours été quelque chose qui m’a paralysée, depuis ma tendre enfance. J’ai toujours eu l’impression que les gens dont je croisais le regard pensaient que j’étais une si, que j’étais une ça, qu’ils ne m’aimaient tout simplement pas… Marcher dans les corridors de l’école me paralysait, même quand j’étais finissante du secondaire. Quelqu’un partait à rire, même loin et hors de vue, et j’étais sûre qu’il riait de moi. Quand on me regardait, j’angoissais sur tellement d’idioties: “J’ai tu de quoi dans les dents?” “J’ai tu la ‘flaye’ ouverte?” “J’ai tu du papier de toilette collé sur le soulier?”… Bref, je pense qu’on a compris le concept. J’ai toujours, et ce encore aujourd’hui, évité les foules denses, étant également clostrophobe. Disons que mon adolescence a été parsemée de crises d’anxiété et de panique à cause de toutes sortes de raisons, mais le regard des gens m’a toujours profondément affectée. À 13 ans, du haut de mon 1m78, je pesais 200 livres, j’avais de l’acné partout sur le corps et je portais des lunettes (pour lesquelles on me taquinait). Oui, c’est énorme, surtout à 13 ans, quand tu essaies de te bâtir difficilement une confiance en soi. En un été, j’ai perdu 50 livres, mais en ne faisait rien pour. Je me disais que les gens m’aimeraient plus, me trouveraient plus belle, que je serais plus heureuse, etc. Je devais toujours sortir habillée impeccablement, maquillée et soiffée de manière à ce que je sois présentable, je comptais mes calories pour épouser les formes du “moule” établit par la société, je me contemplais dans le miroir constamment, démoralisée, me comparant aux autres filles si jolies. Ça a mené à plusieurs petits troubles, dont je ne parlerai pas ici car de toute façon, vous ne voulez pas le savoir, croyez-moi. Bref, ma confiance en moi a toujours été pas mal basse. En lisant le roman d’Hemingway, Un vieil homme et la mer, j’ai pu y trouver un message simple mais véridique: on doit se foutre de ce que les autres peuvent penser de nous. Premièrement, ils ont bien le droit de penser ce qu’ils veulent; nous sommes quand même dans un pays libre! Combien de fois par jour tu te dis “elle me gosse!”, “son chandail est bizarre”, “sa démarche est bin drôle”? Okay, on se dit pas tout le temps ces choses-là, mais faut bin se dire que si on le fait, mais sans que ça ne veuile rien dire, il faut bien s’attendre à ce que les autres le fassent aussi. Je sais que c’est dur, se foutre de ce que les autres pensent. Pour ma part, c’est un combat constant, avec le petit diable sur les épaules qui me dit des paroles qui résonnent plus que celles du petit angelot. Voilà pourquoi je déteste les exposés oraux, voilà pourquoi je déteste aller quelque part seule, dans la peur d’avoir l’air “conne” ou quoi que ce soit. À dire vrai, j’ai peur du vrai monde. J’angoisse constamment, et je me déteste tellement d’être comme ça. J’aimerais que tout soit plus simple. J’ai peur d’essayer de nouvelles choses par peur d’avoir l’air conne, justement. On vit dans une société dans laquelle nous sommes toujours surveillés (merci réseaux sociaux! Ou pas, non), et le jugement des autres est rendu si facile, si banal, si important, pour notre génération. On cherche l’approbation des autres, on cherche à être aimés et on doit arrêter ça. Je commence tranquillement pas vite à me défaire de cette peur de ces regards qui me suivent partout. Je suis sortie en pantouffles pour aller au dépanneur il y a 3 semaines, moi ça!!!! La Maude d’avant n’aurait jamais même pensé faire ça dans ses rêves les plus fous! Ce n’est pas beaucoup, mais ça me surprend quand même de ma part…

Le problème avec l’anxiété sociale, c’est que tu sais à quel point c’est stupidement injustifié de réagir ainsi, mais tu ne peux pas t’en empêcher. Tu le sais, dans le fond, que c’était rien, que c’était pas de toi que les filles sur le banc riaient, mais tu capotes quand même. Mais l’anxiété sociale, c’est ça: le moindre petit incident, aussi anodin puisse-t-il être, a des répercussions énormes, car tes pensées te font croire que justement, c’est de toi qu’ils rient ou peu importe. Ça occupe toutes tes pensées et ça peut même te faire paniquer. Ça s’engouffre dans tes entrailles, ton esprit et partout dans ton corps et tu ne peux t’en échapper. Tu le sais que c’est ridicule, tu détestes chaque moment passé dans cet état, mais c’est plus fort que toi. Et le fait que plusieurs personnes ne comprennent ou ne savent même pas ce que c’est rend les choses tellement plus dures…

Une chose que l’on doit retenir du roman d’Hemingway, c’est ceci: “un homme ne doit jamais s’avouer vaincu”. Un homme, une femme, un vieillard comme un jeune ne doit jamais abandonner. Le regard des autres, la solitude même, peuvent faire tellement de ravages chez une personne, mais “un homme, ça peut être détruit, mais pas vaincu.” Je trouve ce message rempli d’espoir et tellement beau. Mon manque de confiance en moi me détruisait de l’intérieur; je croyais tout simplement jamais pouvoir m’aimer et faire des choses normales comme tout autre être normal. Je me repliais sur moi-même et mon Dieu que je me sentais seule. Ça n’a pas aidé à ma cause, finalement. Mais si je devais recommencer, ou du moins, écrire une lettre à la petite Maude de 13 ans, je lui dirais de ne pas s’en faire avec ça. Je lui dirais que le reflet dans le miroir est magnifique et qu’elle devrait apprendre à s’aimer et ne pas changer pour plaire aux autres. De toute façon, on ne peut jamais plaire à tout le monde et c’est normal! Je lui dirais aussi que son mal intérieur va bien finir par s’apaiser. Oui, ça va prendre 5 ans mais quand même: quand elle n’aura plus mal, elle va enfin se sentir délivrée et elle va pouvoir commencer à se laisser aller, à faire ce qui lui chante et porter ce qui lui plaît. Et elle va aimer ça. Oui, c’est lors de sa deuxième année de Cégep qu’elle va y parvenir, mais elle va remercier le ciel du plus profond de son coeur. Elle va apprendre à se foutre des autres, et ça va enfin lui faire du bien. Elle va avoir passé par toute la solitude nécessaire pour apprendre à se connaître et ça va lui ouvrir les yeux (merci, monsieur Poisson pour ces paroles de sagesse qui lui auront aidé à voir les choses sous un tout autre angle). Ce jour-là, elle va être heureuse. Et en ce 16 mai 2017, c’est le cas: elle est heureuse et arrive à se foutre (presque) du regard des autres.

un petit soir d’avril 2014…

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j’hésite à écrire de tels propos sur internet, mais j’ai besoin de laisser sortir le méchant, de mettre des mots sur ma douleur.. âmes sensibles, s’abstenir….

ça fait deux ans et demi que je traîne ce douloureux souvenir, cette honte et ce dégoût quand je repense à cette soirée, soirée qui a détruit la dernière part d’innocence que j’avais en moi. celle qui croyait que les humains avaient un peu de bon sens, de compassion, de gentillesse, d’humanité. tsay, la petite fille de 15 ans en peine d’amour, qui sortait de psychiatrie pour tentative de suicide et qui croyait qu’elle s’était fait un ami qui était là pour elle pour vrai, un ami sur qui elle pouvait compter, à qui elle pouvait se confier sans jugement. toi, t’allais avoir 19 ans. criss que j’ai été conne de te faire confiance..

tu m’as proposé souvent de faire de quoi “pour me changer les idées”, que tu disais. moi, conne que j’étais, j’acceptais chaque fois, sans me douter de tes intentions, de ce que tu préparais dans mon dos. tu voulais te venger de mon ex, qui a couché avec l’une des tiennes, que tu disais, du moins, aux autres. ce soir-là, tu m’as invitée chez toi, dans la maison vide de ton père. on s’est faite livrer d’la pizz’ pis on écoutait la tv, bin relaxe dans l’salon. j’étais déjà pas tellement à l’aise avec l’idée d’être là, je gardais mes bras croisés avec un coussin à l’autre bout du divan, pour te montrer à quel point j’étais pas à l’aise. j’évitais ton regard bin souvent, j’voulais tellement retourner chez moi, mais j’avais peur que ma mère se pose des questions… eh que j’aurais dû!

t’as commencé à te rapprocher tranquillement, bin subtilement, en pensant que j’remarquerais pas que t’es passé de l’autre bout du divan à directement à côté de moi, tsay. c’est là que tu m’as embrassé pendant que je parlais. j’t’ai repoussé, t’as insisté.. “awaye, c’est juste embrasser, dis-moi pas que t’aimes pas ça?” que t’as dit, en riant. j’ai fait comme si de rien était, pis j’ai continué, mais non, j’aimais pas ça. j’voulais juste pas créer de malaise… j’savais pas quoi faire, j’avais juste 15 ans, pis t’étais le deuxième gars qui m’embrassait. j’t’ai laissé faire, mais j’aurais pas dû. parce que t’en as profité. t’as commencé à masser mes seins, les caresser, les embrasser… tu les as sortis de ma brassière et t’as commencé à être plus insistant… “criss que t’es belle”… “j’te veux” … “pis (insert my ex’s name here) a trompé quelqu’un comme toi, criss de malade!” … “on va en-haut?”… en haut, c’était ta chambre. j’ai jamais dit oui, mais j’ai pas été capable de dire non… en fait, j’ai figé. j’voulais pas, mais j’voulais oublier mon ex, me venger du fait qu’il m’avait utilisée pour du sexe pendant 5 mois, pis qui m’avait trompée au début de notre relation (que je sais, sinon j’ignore ce qu’il a pu faire dans mon dos, 3 ans plus tard). j’voulais juste qu’un autre gars me dise qu’il me trouvait belle, qui me désirait…. alors je t’ai suivi, pis c’est à ce jour mon plus grand regret..

tu m’as emmenée sur ton lit, pis t’as commencé à me déshabiller directement. j’étais pas à l’aise du tout, même que je te retenais d’enlever mon chandail ligné gris et blanc, et mes jeans noirs… oui, je me souviens de ce que je portais ce soir-là… j’ai dit que j’me sentais pas à l’aise, t’as dit “come on là, on va juste avoir du fun!” j’ai rien répondu à ça, j’étais pas capable. tu m’as placée sur le dos, pis t’as voulu rentrer. j’t’ai repoussé, t’avais pas mis de capote. “ça me turn off” que t’as dit en me pénétrant brutalement. tu savais que la pénétration me faisait toujours mal, pis là, j’voulais pas, pis tu savais que ça me faisait mal quand tu l’as fait. j’ai lâché quelques gémissements de douleur, pis toi, ça t’excitait, que tu disais. j’t’ai demandé d’arrêter à plusieurs reprises, pis tu voulais pas arrêter. “criss c’est bon, arrête dont d’te plaindre”. ouain, j’étais pas du même avis. ton érection me faisait plus mal à chaque coup, j’en pouvais juste pu, pis toi, tu trouvais le moyen d’être encore plus excité en me voyant souffrir en-dessous de toi. à un moment donné, je me suis mis à pleurer, tellement j’avais mal. j’voulais que tu me laisses partir, j’voulais que tu m’étouffes, que tu me tues, j’en pouvais pu. t’as arrêté parce que t’étais après venir en-dedans de moi, pis t’as dit “m’a attendre que tu te calmes.” j’ai arrêté de pleurer, j’avais compris que tu songeais pas à arrêter, pas tout suite en tout cas. je t’ai laissé faire, sans aucune émotion. j’t’ai même pu montrer que j’avais mal, tellement j’voulais que tu finisses ta job encore et que tu me laisses partir chez moi. tu m’as agressée comme ça pendant pas loin de deux heures. DEUX HEURES CRISS. Quand tu m’as enfin lâchée, j’étais même pas soulagée, j’étais dégoûtée, j’avais tellement honte et tellement mal. ça brûlait tellement… j’en étais engourdie. j’sentais pu mes lèvres quand je les touchais, pour te donner une idée. j’pouvais pas m’asseoir confortablement, ça brûlait trop. tu m’as dit “criss de bon sexe” (mon cul, oui, sauf si toi, agresser les femmes, c’est ton idée d’une relation sexuelle complète). tu m’as ramenée chez moi, pis j’ai pris ma douche. j’suis allée dans mon lit sans dormir, pis j’me suis relevée le lendemain, pis je suis allée prendre une autre douche, pis encore une autre. j’voulais me laver de toi, de tes péchés, de ma douleur, de ma honte, de ton corps… j’voulais faire disparaître toute trace de toi sur mon corps, j’supportais pas l’idée. j’voulais laver mes douloureux souvenirs de cette nuit-là, oh que j’voulais dont. mais regarde moi aujourd’hui, j’suis après la décrire pratiquement action par action, ça a pas marché fort fort!

dans les semaines qui ont suivi, j’ai commencé à faire encore plus d’anxiété… pu capable de dormir, de sortir, je faisais des crises de panique à rien, j’avais des changements d’humeur tellement soudains, que j’me tapais sur les nerfs moi-même. j’me suis renfermée comme jamais, mais j’pouvais pas être toute seule. j’me faisais du mal à moi-même, encore, comme avant, même si j’avais promis que je le ferais plus. j’suis allée prendre la pilule du lendemain parce que j’voulais tellement pas tomber enceinte d’un monstre comme toi…. pis j’ai rencontré mon ex, pis on s’est mis en couple. pis toi, ça t’a pas plu. tu m’as fait des menaces et tu te faisais passer pour la petite victime dans tout ça, comme quoi je t’avais niaisé juste pour avoir du sexe. j’t’ai revu, pis j’ai jamais été aussi mal à l’aise. j’voulais crier à tous ceux qui nous entouraient ce que tu m’avais fait, mais j’voulais pas que personne soit au courant… au courant que j’ai été faible, que j’ai pas réussi à me sauver de cette situation… au courant que j’t’ai laissé faire…

mais j’ai su que tu préparais ton coup depuis longtemps, que c’était juste une question de temps. que tu voulais faire souffrir à la fois mon ex, mais aussi moi, car tu croyais que les femmes étaient toutes des connes. tu voulais juste te venger de quelque chose auquel je n’étais aucunement reliée. si tu savais comme je t’en veux. ah oui, je t’en veux, pis j’pas comme ça, habituellement. mais j’ai toujours mal, j’ai toujours honte, j’suis rendue hyper anxieuse et j’suis pas capable de faire confiance aux hommes grâce à toi. hey, merci beaucoup ! au moins, tu m’as endurcie. mais j’ai toujours peur, j’pas capable de me laisser aller, j’ai toujours ton visage dans mes pensées… ton regard de fou qui me fixait sans ciller tandis que moi, je pleurais. ton regard tellement excité par ces larmes…. esti, pourquoi j’écris tout ça, moi, à soir? j’me fais du mal. t’es bien la seule personne qui aura réussi à me détruire comme ça, malgré tous ceux qui auront essayé, j’espère que t’es content!

j’suis consciente que j’aurais dû te dénoncer, tu mérites pas d’avoir une bonne réputation, ni de te promener en liberté… t’avais 19 ans, j’en avais 15 le grand! t’as pas honte de m’avoir agressée ainsi?… t’as beau m’avoir fait ça.. j’pas ta victime, oh non, je refuse de porter ce titre… j’pense que c’est en partie pour ça que j’ai jamais voulu te dénoncer: je voulais pas porter l’étiquette de victime, ni être référée comme telle dans quelconque témoignage ou procès… j’voulais pas que ma famille sache, que mes amis sachent, que mes profs sachent…. j’voulais pas qu’on me regarde avec la pitié qu’on réserve à ceux qui vivent de quoi de dur, déjà qu’ils savaient pas mal tous que j’avais été en psychiatrie à cause de ma dépression/tentative de suicide (yo… j’me suis juste mutilée, c’était pas la grosse tentative c’te fois-là….)… j’voulais pas que les gens me maternent en pensant que j’étais une pauvre petite créature fragile…. mais j’aurais dû te dénoncer. ça aurait pas enlevé le mal, la honte, ni effacé tes gestes, mais au moins, je l’aurais pas gardé en-dedans pendant pas loin de 3 ans. c’est la première fois que je détaille *brièvement* le soir qui m’a changée… et probablement la dernière….

je te souhaite que le karma s’occupe de toi de la manière la plus atroce possible, tu le mérites j’pense. j’vais essayer de faire la paix avec tout ça en attendant, j’en ai plus que besoin….

je m’excuse si ce texte vous a déplu… j’devais me vider le coeur, pis vu que vous savez pas je suis qui, ça m’a fait du bien…. pas de commentaires haineux, s’il vous plait… merci!

les joies du Cegep

y’est minuit et dix, on est maintenant un jeudi 24 novembre, pis dans moins de 7 heures, j’ai un cours d’anglais qui me tente pas, comme mes sept autres cours, d’ailleurs. la session me rentre dans l’corps pas à peu près, mettons que la motivation se fait rare de c’temps-là! j’ai juste envie de toute lâcher et partir en road trip qui finira jamais. mais non, j’peux pas faire ça. non seulement ma mère ferait une crise cardiaque, ça m’aiderait pas plus à savoir c’que j’veux faire de ma vie…

j’avance dans un programme que j’aime pas, sans aucune intention d’aller à l’université, mais pourquoi, dans l’fond? pour que mes parents et le reste de ma famille soit fiers d’avoir une diplômée au niveau collégial dans famille? pour pas me faire traiter de lâcheuse? par orgueil? parce que j’aime pas plus ma job que ça? je sais pas, c’que j’fais. oui, mon programme est intéressant, dans un sens, mais j’pu capable. les cours de 3-4 heures, avec des oraux et des textes de 8 pages de long à en pu finir, c’pas pour moi. être pognée dans les marches entre deux cours quand on est 7,000 étudiants (bon peut-être plus 5,500 vu qui en a une batch qui doivent avoir lâché depuis août), j’trouve ça bin trop angoissant. être toute seule dans mes pauses parce que mes amis ont des cours pendant c’temps-là, c’est chiant. les pauses de 4 heures aussi, c’est chiant. tout est chiant, dans l’fond. les élèves qui disent aimer le Cegep, c’est clairement pas pour les études en tant que tel, OUUUU y’ont pas encore eu de mi-session ni de fin de session. ces deux-là te tuent tellement, tu deviens un zombie, c’pas compliqué!

j’avais tellement hâte de finir le secondaire et de me rendre au Cegep, mais aujourd’hui, j’réalise à quel point c’était plus facile là-bas…. pas à te préoccuper de ton transport, un horaire constant, t’as toujours le temps de te rattraper en 10 mois, t’as tes pauses avec tes amis, tu commences pas trop tôt et tu finis pas trop tard, pis au bout de toutes ces années, t’as un beau bal pis tu peux mettre une belle robe pis toute. le Cegep? y t’enligne vers un calvaire encore plus grand, l’Université et les dettes qui viennent avec. déjà que c’est bin rare que pendant tes sessions passées au Cegep que tu te fasses bin de l’argent, parce qu’admettons-le, une job étudiante, c’est loin de pouvoir compenser pour toutes tes dépenses, hein? bref, j’partirai pas là-dessus, j’sens que j’vais m’fâcher.

j’mennuie du temps du secondaire, des fois. oui, j’me suis fait des meilleurs amis au cegep que tous ceux que j’ai eus au secondaire, pour la simple et bonne raison qu’on s’est connus à l’âge adulte, donc avec une certaine maturité que mes amis du secondaire et moi n’avions pas. on sort dans les bars, on se fait des soirées vino, tout c’que j’pouvais faire au secondaire mais c’est tellement plus l’fun. si y’a bin une chose que j’suis contente par rapport au Cegep, c’est que j’ai rencontré des gens de partout dans la région et qui resteront dans ma vie éternellement. parce que les amis du secondaire, on s’entend que bin souvent, on les perd de vue après la graduation? pis que tu es ami avec eux seulement parce que c’est moins compliqué, vu que tu les vois tous les jours. mais bon… faut pas généraliser non plus!

j’ai tellement pas de but, par rapport à mon futur métier…. y’en a aucun qui me tente, et aucun programme me tente non plus. j’sais pu quoi faire, j’angoisse face à mon avenir et j’aime pas ça. j’ai peur de perdre mon temps et que finalement, j’finisse ma vie comme caissière chez Walmart (j’ai rien contre les employés de la chaîne, juste que j’veux pas finir comme caissière chez Walmart, quand même!) et j’ai aussi peur de jamais trouver ma voie… ou que ma voie soit pas payante et qu’au final, je rush à arrondir mes fins de mois…. j’ai peur de décevoir ma famille en ayant une job bin basic…. j’sais pu quoi faire, pis j’suis tannée…

j’veux pas te décourager, toi, futur étudiant au collégial, mais j’veux t’avertir: oui, y’a des chances que tu frappes un mur, que tu coules des matières pis que ça fasse baisser ta Cote R de marde, que tu te sentes déprimé et à bout de forces… on l’a tous été, à un moment ou un autre de notre DEC. ça s’peut aussi que tu changes de programme au bout du compte, ou bin que tu t’en ailles faire un DEP. y’a tellement de portes qui peuvent s’ouvrir pour toi, faut pas tu te décourages. bois bin du café, dors bien, pis étudies en masse et t’auras pas (trop) de trouble. c’pas si dur, c’est surtout le moral (et la vie sociale) qui en mangent un coup. mais ça passe tellement vite (si tu changes pas de programme 18 fois) que dans l’temps de l’dire, tu vas avoir fini! profites-en en masse, deviens ami avec les gens de ton programme que tu vois souvent et laisse-toi pas décourager! t’es pas seul dans tout ça!

sur ce, y’est minuit et demie et j’vais me coucher, pour aller faire mes cours plates de mon jeudi. espérons que la journée passe vite….

Lettre au prochain qui entrera dans ma vie

Salut toi, personne que je connais ou que je ne connais pas encore. J’avais envie de te jaser aujourd’hui, I hope you don’t mind. J’en ai un peu sur le coeur qui faut que je laisse sortir, pis j’ai des trucs à te dire par rapport à toi…

Tsay, on m’a souvent niaisée, on m’a souvent brisé le coeur aussi.. maintenant, j’ai des craintes; j’ai peur d’avoir mal encore, qu’on me niaise encore, qu’on profite de moi et de ma confiance aveugle encore…. mais c’qui me fout le plus la chienne, c’est que tu partes. en plus, vous les gars, vous avez tendance à partir une fois qu’on s’est bien attachées à vous, hein?… j’ai peur que tu sois pas capable d’endurer une fille comme moi, qui a toujours besoin d’être rassurée, qui a toujours besoin que tu lui montres son amour sinon elle doute d’elle. j’ai peur que tu te tannes, que tu trouves mieux que moi. j’ai peur que tout c’que tu veuilles, ce soit mon corps et non mon amour. j’ai peur d’être un rebound aussi… j’ai peur de t’aimer, pis que ce soit pas réciproque. en fait, j’ai peur d’aimer tout court.

j’aimerais aussi que tu saches que j’pas une de ces criss de folles sur qui t’es déjà tombé. non, j’vais pas t’harceler de messages quand tu vas sortir avec tes chums, je t’empêcherai pas d’les voir non plus. j’vais pas être la dépendante affective qui veut absolument te voir tous les soirs sinon je pète ma coche. j’serai pas la fille que tes amis vont trouver fatigante parce qu’a te suit dans tes soirées de gars. j’vais pas te demander de choisir entre moi et quelque chose/quelqu’un que t’aimes. tu vas avoir le droit d’les voir, tes amies de filles, tant que tu me laisses voir mes amis de gars, j’dirai rien. j’vais t’aimer comme si j’avais jamais aimé avant. j’vais prendre soin de toi comme n’importe quelle petite femme se le doit. j’vais te faire à manger pis j’vais te coller, mais pas trop, y me faut ma bulle. j’vais pas faire des scènes pour rien, j’vais même te redonner confiance qu’on n’est pas toutes folles, après tout. j’vais te supporter dans tes projets, même les plus fous (sauf si c’est des rituels sataniques ou de quoi du genre, mais je sais que t’es pas comme ça anyways). oui, des fois, j’vais te demander si tu m’aimes, parce que j’aime tellement ça t’entendre me le dire. oui, des fois, j’vais peut-être bouder si je m’ennuie de toi et que tu descends pour passer la soirée qu’avec tes chums (écoute, tu peux les voir comme tu veux, c’pas ça le problème, j’aimerais juste que tu viennes me faire un petit coucou une fois de temps en temps… please?). j’vais peut-être prendre bin d’la place dans le lit, mais c’parce que j’veux être collée le plus possible !

bref, j’vais pas être désagréable, pis j’pourrais devenir ta plus belle relation… faut juste se laisser du temps, réapprendre à faire confiance, à aimer sans retenue, à se laisser aller. j’ai aussi peur que toi, crois-moi. j’suis prête à tout, pis je sens qu’on pourrait être bien heureux, toi et moi. je te laisse penser à tout ça, en attendant, fais bien attention à toi xx

I’m sorry

Hey, salut! Ça fait longtemps qu’on s’est pas jasés, toi pis moi. dire qu’on pouvait parler pendant des heures de temps chaque jour, avant. anyway, j’voulais juste savoir comment ça allait, prendre de tes nouvelles un p’tit peu. pis p’t’être te dire que tu me manques un peu, j’sais pas. j’m’ennuie d’toi, ok, bon, c’est dit. t’as occupé une place tellement importante dans ma vie pendant 2 ans et des poussières, c’pas vrai que ça me fait rien qu’on soit partis chacun d’notre bord. j’m’ennuie de toi, ta présence, tes bras, d’ton côté achalant, d’tes jokes plates, de tes bras qui me rassuraient. j’m’ennuie de m’pogner avec toi pour rien, en sachant que tu comprendrais que j’ai des sautes d’humeur des fois et que tu m’en veux pas. j’m’ennuie de m’coller devant ta télé ou de voir ton chien. j’m’ennuie de nos déjeuners le matin, après s’être réveillés par le soleil parce que t’avais oublié de fermer le store avant d’aller te coucher. j’m’ennuie de partir à l’aventure en char et découvrir tous les petits raccoins de Lanaudière et des Laurentides en écoutant du Avenged Sevenfold ou du Three Days Grace ou la musique à la radio qu’on avait déjà entendue mille fois. j’m’ennuie de m’coller avant d’aller dormir, ça faisait dont bin du bien. j’m’ennuie de t’entendre rire quand j’shootais de quoi de tellement poche. j’m’ennuie de ton sourire tout pas totalement égal et de tes chandails qui me faisaient une jaquette (j’te l’ai pas dit, mais j’ai un de tes chandails encore à maison, j’ai oublié de te le redonner quand on s’est revus).

J’en ai fait des erreurs, je le sais, j’pas une sainte. j’t’ai brisé le coeur plus qu’une fois dans notre dernier mois quand j’ai décidé que j’partais, que j’étais pu heureuse. je m’en veux, tu es trop innocent et tu as le coeur trop pur pour mériter cela. jamais une personne pourra m’aimer autant, je le sais. j’sais pas si j’vais être capable de retrouver une telle complicité avec un autre non plus. mais je te souhaite de trouver la bonne, trouver celle qui t’aimera inconditionnellement. tu le mérites tellement. tu mérites une fille qui va trouver tes jokes plates drôles, une fille qui pognera pas les nerfs quand tu la gosse. tu mérites une fille qui va tomber amoureuse de toi un peu plus chaque jour et qui rendra ton monde meilleur. tu mérites une fille qui a les mêmes buts dans la vie que toi, une fille qui aime les pugs et qui adore Coldplay. tu mérites une fille qui trouvera pas laids les chars que tu trouves dont beaux. tu mérites une fille qui saura quoi dire quand il le faut, une fille que tes parents vont aimer instantanément. tu mérites une fille que ton parrain va niaiser autant même plus qu’il a pu me niaiser moi, une fille que tes deux grands-mamans vont tant aimer et tant gâter. tu mérites une fille qui veut absolument finir sa vie avec toi, qui se voit avoir des enfants avec toi et qui le veut. tu mérites une fille qui trippe sur les mêmes séries que toi, une fille que tes amis vont apprécier et avec qui ils ne seront pas hypocrites comme avec moi. tu mérites une fille que tu trouveras tellement belle que tu ne sauras pu comment te tenir quand elle sera près de toi. tu mérites une fille qui te pousse dans l’cul pour continuer, une fille qui va avoir le même horaire et style de vie que toi, et qui vit pas une autre vie que toi. tu mérites tellement une fille qui va toujours vouloir t’embrasser et jamais te lâcher. tu mérites d’être heureux, plus que jamais. tu mérites le bonheur, tu mérites une belle vie. je m’excuse tellement d’avoir été ton premier amour, de t’avoir blessé, de t’avoir brisé le coeur, finalement. c’est pas ça que je voulais, je croyais que tu allais comprendre. oui, j’ai pensé à moi dans tout ça, mais il fallait, sinon j’allais exploser. j’voulais pas t’faire mal encore plus en restant mais en n’étant pas heureuse. ça n’aurait pas été une relation bin bin concluante, au final. on se serait blessés plus et j’aurais pas pu m’y résoudre. mais merci d’avoir fait partie de ma vie pendant 2 ans et quelques mois, tu m’as fait goûter au bonheur, à un amour véritable qui s’est malheureusement dissipé avec le temps. tu m’as fait aimer la vie un peu plus, tu m’as fait comprendre et voir bin des affaires. j’ai eu je sais pas combien de fous rires avec toi, je sais pas combien de moments que j’oublierai jamais. parce que le deuxième amour est tout aussi inoubliable que le premier, sinon plus, car cette personne a su te redonner espoir et confiance en l’amour. elle a su recoller les morceaux qui avaient brisé en-dedans de toi. tu étais cette personne, pour moi. merci, merci pour tout. je t’aime malgré tout et je m’excuse que notre histoire se soit mal finie ainsi. je regrette, t’en fais pas. je t’oublierai jamais xxxx

5 mai 2014-5 août 2016.

make you miss me

peut-être que c’est juste moi dans l’histoire qui avait des sentiments réels. peut-être que je me faisais des illusion. je sais pas, j’veux même pas savoir. j’veux juste parvenir à t’oublier une fois pour toutes. mais j’suis pas capable, tu me trottes dans tête comme une chanson qu’on aime tant mais qui finit par gosser. Bah toi, tu me gosses. j’voudrais pouvoir oublier tes petits yeux bleus pis tes cheveux tellement doux. j’voudrais pouvoir oublier ta couleur préférée et la chanson que tu écoutais sans arrêt. j’voudrais oublier ton odeur d’homme qui sent si bon. j’voudrais pouvoir oublier quelle marque de déodorant tu prends ou même l’assouplissant que ta mère achète. j’voudrais arrêter de te chercher dans toutes les voitures qui sont pareilles à la tienne. j’voudrais arrêter de commander ton dessert préféré au restaurant que tu aimais tant aller juste pour avoir encore un petit lien là-dedans, avec toi. j’voudrais pouvoir ne pas avoir peur de retourner sur ta petite rue, tsay au cas que je te voie avec ta nouvelle chicks. j’peux tu juste t’oublier deux minutes ? ça va faire 2 ans que t’es parti. pourtant, j’pas capable de pas y penser. ça m’obsède. ça m’coupe le souffle de te savoir si loin de moi, avec une fille qui mérite juste tellement pas ton amour. c’est à moi que tu devrais dire ‘je t’aime‘, à moi que tu devrais acheter des petites choses toutes cute à la St-Valentin (même si a St-Valentin, c’est cheesy), avec moi que tu devrais passer tes nuits. c’t’avec moi que tu devrais faire ta vie, pas une fille comme elle. on était parfait l’un pour l’autre mais t’as juste tout gâché. t’as gâché tous les plans qu’on s’était faits, tous les projets qu’on avait en tête et même ceux auxquels on n’avait pas encore pensé. wake up, t’as laissé partir une fille qui t’aimait par-dessus la tête, une fille qui aurait tout donné pour que tu sois heureux. une fille qui, finalement, t’aurait jamais abandonné. une fille qui s’aimait pas et qui donnait son 110% pour que toi, tu l’aimes.

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La bonne personne, au mauvais moment

J’ai pas arrêté d’essayer de vouloir que ça marche, entre nous. J’en ai fait des pieds et des mains pour que notre relation aboutisse à quelque chose, n’importe quoi. J’y croyais. J’voulais que ce soit vrai, pas qu’une simple illusion ou un passe-temps le temps d’une saison. Tu m’disais que tu m’aimais, j’te l’disais aussi, mais à quel moment est-ce que j’ai commencé à me sentir obligée de le dire en retour ? Quand est-ce que c’est devenu malaisant, de répondre à ces trois petits mots doux qui m’ont tant fait sourire, veux-tu ben m’dire ? Peut-être que les personnes que nous sommes aujourd’hui sont parfaites l’une pour l’autre, mais pas en ce moment. On est dans l’âge d’explorer, de vivre, d’expérimenter chacun de notre côté. On est en âge de se chercher et de se trouver, et c’est pas en ayant quelqu’un qui nous empêche de vivre certaines expériences qu’on sera en mesure de le faire.

J’ai réalisé que c’était de temps que j’avais besoin. Du temps pour moi, seule, à me chercher. Du temps pour les faire, mes erreurs. Du temps pour sortir une fois de temps en temps et de foncer quand un gars est fucking cute, même si c’est pas pour le ramener chez moi. J’veux pouvoir vivre mes trips de jeunesse sans avoir à rendre de compte à personne. J’veux être heureuse. J’veux rire et sourire comme avant. J’veux pas l’accord de personne ni attendre après cette personne. J’veux juste être en contrôle de moi-même, de mes émotions et de mes actions. Pis peut-être que plus tard, on pourrait réessayer. Pas parce qu’on s’aime pas en ce moment, mais parce qu’on s’aime assez pour se laisser vivre.

juste un petit morceau de nous

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nous deux, c’était pas mal beau, tu trouves pas ? c’était de l’amour, du désir, de l’amitié en même temps. tu m’faisais rire, j’te faisais sourire, tout l’monde était content. on était heureux, on était beaux. on avait une vie de planifiée ensemble. on s’aimait et c’était nous contre le monde. mais c’est fini. on est plus rien, juste deux étrangers. j’peux même pu me rappeler de ton rire ou d’ta voix. le bleu de tes yeux lentement s’efface. ton odeur, j’la reconnais pu. j’sais même pu de combien t’es plus grand que moi. j’me rappelle pu de nos insides. j’sais pu quels plats tu préfères, ni comment tu prends ton café. j’me rappelle que t’aimes le rouge et conduire manuel, c’est tout..

moi qui pensais que c’était impossible d’oublier, bah, j’ai réussi. j’pense beaucoup moins à toi qu’avant. j’t’ai effacé de ma mémoire. mais j’trouve juste ça plate que ma première histoire se retrouve seulement dans mes archives facebook. j’voulais qu’a soit plus spéciale que ça. j’voulais que les gens se souviennent du couple qu’on a été, j’voulais que ta famille me dise salut quand on se croise, j’voulais que tes amis soient pas mal à l’aise de venir me parler comme ils faisaient à l’époque. mais faut croire que j’suis la seule qui va garder un bout d’notre amour, juste un petit morceau de nous.

 

Hey toi, t’en fais pas, t’es pas tu seule. Tu vas l’oublier, je te le garantis. la bonne personne est pas loin, et elle va apaiser la douleur que tu ressens partout dans ton corps à chaque minute qui passe sans celui que tu as déjà aimé comme une folle. sois patiente et crois.